Jules Garcin (1830-1896)

portrait du violoniste Jules Garcin

Pays : France
Naissance : 11-07-1830
Mort : 10-10-1896
Autre forme du nom : Jules-Auguste Salomon Garcin (1830-1896)
Notes : Violoniste et chef d’orchestre. Membre de la Société des concerts. Professeur au Conservatoire (1890-1896) (Classe préparatoire depuis 1875).

Professeur : Delphin Alard

Jules Auguste Garcin [Salomon] (11 juillet 1830 – 10 octobre 1896) est un violoniste, chef d’orchestre et compositeur français du XIXe siècle.

Garcin est né à Bourges. Son grand-père maternel, Joseph Garcin, était directeur d’une troupe ambulante jouant des opéras comiques dans les provinces du centre et du sud de la France.

Entré au Conservatoire de Paris à l’adolescence, élève de Clavel et d’Alard, Garcin obtient le Premier Prix de violon en 1853, et entre à l’orchestre de l’Opéra en 1856. Il devient violon solo, puis troisième chef d’orchestre en 1871, et enfin chef principal en 1885.

Sa longue et fructueuse carrière d’enseignant au Conservatoire de Paris débute en 1875. Parmi ses élèves notables figurent l’enfant prodige Henri Marteau (1874-1934) et Jules Boucherit (1877-1962).

L’association de Garcin avec l’Orchestre de la Société des Concerts du Conservatoire a commencé en 1860, toujours en tant que violoniste d’orchestre et ensuite en tant que violoniste solo[1]. En 1885, il a été élu chef principal des concerts du Conservatoire. À ce poste, il promeut activement les chefs-d’œuvre choraux et symphoniques allemands, de la Messe en si mineur de Bach (en 1891) aux œuvres de Brahms et de Wagner (la musique de Brahms fait alors l’objet de nombreuses critiques défavorables à Paris pendant la guerre franco-prussienne). Il est membre fondateur de la Société Nationale de Musique en 1871. Il a écrit de la musique (dont un concerto pour violon et un concertino pour alto), dont une partie a été publiée par Lemoine.

Garcin a également dirigé la première de la Symphonie en ré mineur de Franck le 17 février 1889 au Conservatoire de Paris. Cette symphonie est dédiée à Henri Duparc, qui faisait partie de la « bande à Franck » au Conservatoire, avec Vincent D’Indy, Emmanuel Chabrier et Paul Dukas. Trois ans plus tard, en 1892, Garcin prend sa retraite et renonce à son poste pour cause de maladie, mais continue à enseigner. Il meurt à Paris en 1896.

Il s’est produit sur des violons d’Antonio Stradivari, le « Il Cremonese » de 1715 (aujourd’hui connu sous le nom d’Ex-Joachim), un autre Stradivari (Cremona, 1731) (aujourd’hui connu sous le nom d’ex-Garcin), ainsi que « Le Messie », une copie de 1868 de Jean-Baptiste Vuillaume[2].

Réalisations
Parmi les prix obtenus, citons : 2e Prix de solfège, 1843 ; 1er Prix 1844 ; 2e Prix de violon, 1851 ; 1er Prix 1853.