Georges Enesco, Western Electric test record

Georges Enesco, Western Electric test record, 23 septembre 1924 : Bazzini, La ronde des lutins.

L’enregistrement et les photos sont publiés par le label japonais Shellman.

Enesco Shellman

Enesco record

Si les premières publications commerciales d’enregistrements électriques ont lieu en 1925, elles sont précédées d’essais et de tests, dont cet enregistrement d’Enesco fait parti.

Les notes du livret Shellman proposent l’hypothèse que la ronde des lutins ait été choisi pour tester les aigus avec le nouveau procédé électrique. Si la pièce de Bazzini semble bien loin du répertoire de prédilection d’Enesco, elle n’a pas été choisi ex-nihilo pour les besoins du test. J’ai en effet découvert qu’Enesco l’avait déjà enregistré  pour Columbia en février 1924 : pas moins de 7 prises (aucune publiée), 7 prises aussi pour la Sérénade de d’Ambrosio enregistrée le même jour.

Plus étonnant, une nouvelle session d’enregistrement de la ronde des lutins a lieu le 23 septembre,  3 prises avec pour n° 81555-8-9-10. Il s’agit nécessairement de la session d’enregistrement dont est issu le test Western Electric ci-dessus (n°64554-1 ; 1ère prise ; 23 sep 1924).

Enesco Columbia

The Columbia Master Book Discography: Principal U.S. matrix series, 1910-1924 Par Tim Brooks,Brian A. L. Rust

4 enregistrements d’Enesco Columbia sont faits en 1924 :

6 février : Kreisler, Aubade provençale

13 février : D’ambrosio, Sérénade

11 mars : Beethoven, Chorus of the Dervishes

???, Wagner, Albumblatt (couplé avec le Beethoven sous le numéro n°20029D, mais avec un n° de matrice à 6 chiffres (140059) [enregistrement probablement toute fin 1924, le 59° de la nouvelle numérotation de Columbia partant de 140000 ?]

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Quelques liens intéressants sur ce sujet :

http://www.normanfield.com/columbiagraphtest.jpg

http://en.wikipedia.org/wiki/File:First_Electrical_Recording_You_May_Be_Lonesome_Columbia_Flag_Label.jpg

http://www.gramophone.net/Page/View/241/The%20Development%20of%20the%20Record%20Industry%20-%20by%20Brian%20Rust :

« Columbia and Victor had both been offered the use of the Western Electric sound recording system on a royalty basis. After some hesitation on the part of Victor, both signed the agreement, and in March 1925, Columbia led off with an unimpressive recording of Art Gillham, the Whispering Pianist, while Victor’s first electric recording was also of a pianist: the French genius Alfred Cortot. So that existing acoustically recorded issues would not be regarded by the public as unwanted while the new electrically-made product was still unobtainable except for the few rather nervously experimental releases, the two giants agreed not to publicize their precious new asset. »

http://history.sandiego.edu/gen/recording/notes.html#electric

http://mixonline.com/TECnology-Hall-of-Fame/western-electric-recording-090106/ :

True to form, many critics hated the electrical process, claiming it brought out individual instruments, thus destroying acoustic recording’s smooth ensemble sound; other detractors believed that this new technology sounded harsh and unnatural.

http://www.gramophone.net/Issue/Page/October%201925/21/734083/THE+COMING+REVOLUTION

http://www.mainspringpress.com/vic_minicon.html

http://www.charm.rhul.ac.uk/history/p20_4_1.html

Serge Blanc

Serge-Blanc(31 décembre 1929, Paris – 29 juin 2013)
Serge Blanc entre dans la classe de Jules Boucherit en 1942 – il a 12 ans – et obtient le 1er prix du conservatoire en 1944.
En cas d’absence, Jules Boucherit confie le jeune violoniste à Gaston Poulet.
Serge Blanc obtient le 3e Prix du concours Long-Thibaud en 1949 (derrière Christian Ferras ; 1er Prix non décerné)

Serge Blanc a ensuite étudié avec George Enesco. Un récital du maître et de l’élève, salle Gaveau en 1952, avait pour programme la 3e sonate de Brahms, la 2de de Schumann, et la sonate « dans le caractère populaire roumain » d’Enesco. Il a par chance été enregistré par la radio. On ne peut qu’espérer que ce magnifique document soit à nouveau rendu disponible.

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Il existe également une vidéo où Serge Blanc, sous la baguette de Dimitri Chorafas, interprète la 1ère Romance de Beethoven ainsi que l’Introduction et Rondo Capriccioso de Saint-Saëns, avec beaucoup d’élégance et une virtuosité extraordinaire.

serge blanc chorafas
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