Musiciens

René Benedetti

rene-benedettiRené Benedetti (1901-1975)

Elève au Conservatoire de Paris (dans la classe de Nadaud) où il remporte un 1er Prix en 1921. Il remporte également le prix Edouard Nadaud en 1922.

Il est le dédicataire et créateur (1921) du Boeuf sur le toit de Darius Milhaud. Il participe aux concerts Wiener (concerts Salades – 1921-1924), et il également créateur d’oeuvres de Jean Wiener.

Il constitue à partir de 1941 un trio avec Benvenutti et Navarra, le trio BBN.

Il reprend la classe de Firmin Touche en 1942 jusqu’en 1971, où il forme de nombreux violonistes parmi lesquels Ferras, Jarry, Krivine et Kantorow. (Il me semble me souvenir que Jean-Jacques Kantorow racontait que Benedetti commençait ses cours en jouant une pièce de virtuosité, histoire de mettre ses élèves’ à l’aise’)

Discographie

Symposium 1330
Kreisler, Fritz : Caprice Viennois, 1927
Kreisler, Fritz : Tambourin Chinois, 1927
Sarasate, Pablo de : Danzas espanolas n°1, 2, 6, Op. 21, 23, 1927-1927-1929
Chopin, Frédéric : Nocturne for piano no 8 in D flat major, Op. 27/2, CT. 115, 1929
Sarasate, Pablo de : Carmen Fantasies, 1929
Henryk Wieniawski : Souvenir de Moscou, deux airs russes, for violin & orchestra, Op. 6, 1928

The recorded violin (vol. 2, cd n°2)
Zoubok, Deux minutes de jazz (1934)

Mozart à Paris
MOZART, Violin Sonata in D major, KV306, (Vlado Perlemuter, piano), 1955

Lys, André Navarra vol. 2
Beethoven, trio n°3, 1941
Schubert, trio n°1, 1941
Ravel, trio en la mineur, 1943
Trio BBN (Benedetti, Benvenutti, Navarra)

Accord/Universal
Schubert, la truite, (Hubeau, Ladhuie, Navarra, Logerot), 1966

Jean-Yves Patte
Le Boeuf sur le Toit – Cinéma-fantaisie – (D. Milhaud – cadences de A. Honegger)
René Bendetti, violon
Jean Wiener, piano
Disque Columbia, Paris, 1928
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1 thought on “René Benedetti

  1. je confirme ce que rapporte Edouard Martin. J’ai pris des cours avec René Benedetti de 1971 à 1975, et j’allais chez lui au 46 bd Pereire. Il commençait ses cours en me jouant une ou deux pages d’un morceau de grande virtuosité, histoire de montrer que la chose était faisable : un caprice de Paganini, la finale du concerto de Mendelssohn ou la finale de la Kreutzer Sonate. Ce sont les années où il assurait les cours les cours de violon à l’Ecole Normale de Musique du Bld Malesherbes. C’était un plaisir de l’attendre sur le trottoir, et le voir venir en bicyclette. L’école a vu arriver alors une série d(étudiants violonistes japonais. Ces derniers lui présentaient des partitions modernes de très grande difficulté et lui demandaient « comment ils devaient interpréter cette pièce ». Benedetti – l’homme pour qui Nadaud avait dit qu’il jouait les caprices de Paganini comme s’il faisait de la bicyclette – prenait la partition et la jouait avec une aisance qui sublimait l’assistance. A sa mort; un autre violoniste célèbre le remplaça dans cette classe dite « de perfectionnement ». Je ne dirai pas son nom d’autant qu’il s’agit d’un homme charmant et qui a beaucoup donné à ses élèves. Les japonaises le soumirent à une épreuve identique. Elles lui présentèrent une partition d’une extrême difficulté et lui demandèrent comment elles devaient interpréter le morceau. Le successeur de René Benedetti prit la partition, commença à jouer mais ne put aller au delà de quelques mesures. il s’arrêta net et leur répondit avec gentillesse : « Mademoiselle, je vais voir cela, et je vous montrerai au prochain cours comment l’interpréter. » ; Ainsi était Benedetti, un homme dont je peux témoigner de la grande noblesse d’âme. Il nous quitta en 1975, l’année où disparaissait Georges Dandelot, un autre géant de l’enseignement de la musique en France.
    Christian Ferras, qui me donna quelques cours après la disparition de René Benedetti, parlait de lui en l’appelant « le maître des maîtres ».

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