Devy Erlih

Devy Erlih fut un violoniste peu commun. Il jouait déjà dans les cafés au sein de l’orchestre paternel avant de rentrer au Conservatoire. Il entrera dans la classe de Boucherit (1942), sans connaître une note de solfège, et obtiendra son 1er prix en 1945.

Devy Erlih
Les deux hommes auront une brouille, Boucherit étant radicalement hostile au répertoire moderne qui attire irrésistiblement le jeune Devy Erlih. Ils se retrouveront tout de même quelques années plus tard, Devy Erlih souhaitant retravailler avec le maître pour préparer le concours Long-Thibaud, qu’il remportera en 1955.

J’ai rassemblé ici quelques documents sur ce musicien attachant, avant de (peut-être) retranscrire des morceaux de l’entretien qu’il m’avait accordé il y a quelques années. Un musicien aussi modeste que génial…

Un article paru dans The Strad :

discographie de Devy Erlih :

Deux des quatre émissions réalisées par France Musique à l’occasion de ses 80 ans :

Schubert, Rondo

Répétition du Rondo de Schubert en la majeur, Devy Erlih, the Festival Strings Lucerne, 1964

Sonate de Debussy, 1er mvt., 1966

Jacques Thibaud, Early Recordings

Jacques Thibaud – Fonotopia & Pathé – 1916-1920

ALL CREDITS TO Ibotarow, http://ibotarow.exblog.jp/

Thibaud-Pathé Discography ○: [1], △: [2]

Aug. 17 – Sept. 20, 1916 (Paris) acc. orch. except (acc. piano)
5571.X. ③⑤ 9523 Air on G String (J. S. Bach-Wilhelmj) 20346 ○
5572.X., ⑤ 9523 Romance Sans Paroles (Fauré) 20349 ○
5573 9524 Regrets (Vieuxtemps) (acc. piano) 20345 ○
5574-1, 1/B 9520 Havanaise (Saint-Saëns) (acc. piano) 5598 ○
5574-2, 2/B 9520 do ○
5575 9525 Mélodie Norvégienne (Ole Bull-Svendsen) ○
5576 9524 Scherzando (Marsick) 5708 ○
5577 9525 a) Caprice No. 14 in G Minor (Fiorillo-Mistowzky) (acc. piano) 20347 ○
b) Saltarello in A Minor (Wieniawski-Thibaud) (acc. piano) 20347 ○
5578 ????
5579 9521 Canzonetta (d’Ambrosio) (acc. piano)
5580 ③⑤c 9560 Beŗceuse (Fauré) ○
5581 9521 Orientale (d’Ambrosio) (acc. piano) 20349
5582.X.,⑤c 9560 Polonaise Brillante No. 2 in A Major (Wieniawski) 5708, 20350 ○
5583 ????
5584 9526 Andante from Violin Concert in E minor (Mendelssohn) 20344 ○△
5585 9526 do 20344 ○△
5586 —- Finale from Violin Concert in E minor (Mendelssohn) 20345
5587 9522 Méditation from « Thaïs » (Massnet-Marsick) 20346 △
5588 9527 Introduction et Rondo Capriccioso (Saint-Saëins) 20343, 60047 △
5589B 9527 do 20343, 60047 △
5590B 9522 Mélodrame de Piccolino (Guiraud) 20350, 60046

1917 (New York) acc. piano
65980 1A 60046 Melody in F (Rubinstein-Wilhelmj) △
65981 60051 Les Chérubins (Couperin-Salmon) 9564 △
66027 60051 Scherzando (Marsick)
66273 27503 Träumerei (Schumann) 9565
66274 27503 Solitude Sur La Montagne (Ole Bull) 9565

1918 (New York)
66375-1A,2D 60068 Humoresque (Dvořák-Wilhelmj) 5157, 9564 △
66411-1B,2B 60068 Romance in G Major (Svendsen-Wilhelmj) 5157 △
????? —- Introduction et Rondo Capriccioso (Saint-Saëins) (acc. piano) 5158
????? —- do 5158
66666-1B,1D 60071 Sérénade (Schubert) 5160 △
66792 1B,1E 60071 Méditation from « Thaïs » (Massnet-Marsick) 5160 △

1919 (New York) acc. orch.
67909 —- Prise Song from « Der Meistersinger von Nurnberg » (Wagner) 5561 △
67910 —- Liebesfreud (Kreiser) 5561 △
67911 27512 Ave Maria (Schubert) 1467 △
67912 27512 Chant Sans Paroles (Tchïkovsky) 1467 △

1920 (New York) acc. piano
68222 27516 Smilin’Through (Penn) 1459 △
68238 27516 Roses of Picardy (Weatherly-Wood) △

References
[1] Early Days of Jacques Thibaud Fonotipia & Pathe I, LEXINGTON LEXC 1019 (1995)
[2] Early Days of Jacques Thibaud Pathe II, LEXINGTON LEXC 1021 (1995)
[3] クリスティアン・グボー, « フランスのヴァイオリニスト ジャック・ティボー », 村上和男訳、(創栄出版, 1997)

Jaques Thibaud early recordings

Early Days of Jacques Thibaud

Thibaud Pathé verso
Jacques Thibaud Pathé I

Janine Andrade

Janine Andrade est né le 13 novembre 1918 à Besançon. Elle obtient son 1er Prix en 1930 dans la classe de Jules Boucherit, et étudie ensuite avec Thibaud et Flesch.

janine andrade

Bruch, Concerto pour violon n°1, Janine Andrade, Orchestre National de l’ORTF, 1970

Tchaikovsky

Brahms

Paganini

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« Récital Janine Andrade (15 mai 1933). — C’était, je crois, le premier récital de cette toute jeune violoniste, très brillante élève de M. Boucherit. Elève, mais chez qui tout ce qui fut appris semble s’être aussitôt transmué en maîtrise; et c’est bien une impression de sérénité dominatrice qui s’imposait à nous tout d’abord, tandis que dans la Salle du Conservatoire nous entendions, sous cet archet jamais hésitant, le Concerto en ré majeur de Mozart. Pureté du son ; rigueur et noblesse du style; tout cela s’apparentait d’emblée avec l’oeuvre et rejoignait spontanément la primordiale jeunesse, qui en Mozart défiait l’irruption du temps; et ce ne fut que sournoisement que le temps, finalement, vainquit.

On eût dit que sous l’égide de Mozart ce concert initial était tout entier placé; car dans toutes les pages qui se succédaient, l’accent paraissait mis sur un élément mozartien. Même dans celles de ces oeuvres qui étaient le plus distantes de Mozart : à la pure virtuosité elle-même, aux pures acrobaties de mouvements et de formes, Mozart se fût intéressé. Et nous écoutâmes de la sorte, sous l’agilité de ces doigts, comme sous leur sensibilité ductile, la Fantaisie de M. Philippe Gaubert et la Sonate en ut majeur de M. Reynaldo Hahn, la Romance en sol de Beethoven, et l’Andante Cordial, « première audition », de M. P.-O. Ferroud (que ne puis-je, ici, m’effacer devant notre cher collaborateur René Brancour?), la Clochette de Paganini-Kreisler, la Gavotte de Rameau et le Zapateado de Sarasate. »
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Georges Enesco, Western Electric test record

Georges Enesco, Western Electric test record, 23 septembre 1924 : Bazzini, La ronde des lutins.

L’enregistrement et les photos sont publiés par le label japonais Shellman.

Enesco Shellman

Enesco record

Si les premières publications commerciales d’enregistrements électriques ont lieu en 1925, elles sont précédées d’essais et de tests, dont cet enregistrement d’Enesco fait parti.

Les notes du livret Shellman proposent l’hypothèse que la ronde des lutins ait été choisi pour tester les aigus avec le nouveau procédé électrique. Si la pièce de Bazzini semble bien loin du répertoire de prédilection d’Enesco, elle n’a pas été choisi ex-nihilo pour les besoins du test. J’ai en effet découvert qu’Enesco l’avait déjà enregistré  pour Columbia en février 1924 : pas moins de 7 prises (aucune publiée), 7 prises aussi pour la Sérénade de d’Ambrosio enregistrée le même jour.

Plus étonnant, une nouvelle session d’enregistrement de la ronde des lutins a lieu le 23 septembre,  3 prises avec pour n° 81555-8-9-10. Il s’agit nécessairement de la session d’enregistrement dont est issu le test Western Electric ci-dessus (n°64554-1 ; 1ère prise ; 23 sep 1924).

Enesco Columbia

The Columbia Master Book Discography: Principal U.S. matrix series, 1910-1924 Par Tim Brooks,Brian A. L. Rust

4 enregistrements d’Enesco Columbia sont faits en 1924 :

6 février : Kreisler, Aubade provençale

13 février : D’ambrosio, Sérénade

11 mars : Beethoven, Chorus of the Dervishes

???, Wagner, Albumblatt (couplé avec le Beethoven sous le numéro n°20029D, mais avec un n° de matrice à 6 chiffres (140059) [enregistrement probablement toute fin 1924, le 59° de la nouvelle numérotation de Columbia partant de 140000 ?]

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Quelques liens intéressants sur ce sujet :

http://www.normanfield.com/columbiagraphtest.jpg

http://en.wikipedia.org/wiki/File:First_Electrical_Recording_You_May_Be_Lonesome_Columbia_Flag_Label.jpg

http://www.gramophone.net/Page/View/241/The%20Development%20of%20the%20Record%20Industry%20-%20by%20Brian%20Rust :

« Columbia and Victor had both been offered the use of the Western Electric sound recording system on a royalty basis. After some hesitation on the part of Victor, both signed the agreement, and in March 1925, Columbia led off with an unimpressive recording of Art Gillham, the Whispering Pianist, while Victor’s first electric recording was also of a pianist: the French genius Alfred Cortot. So that existing acoustically recorded issues would not be regarded by the public as unwanted while the new electrically-made product was still unobtainable except for the few rather nervously experimental releases, the two giants agreed not to publicize their precious new asset. »

http://history.sandiego.edu/gen/recording/notes.html#electric

http://mixonline.com/TECnology-Hall-of-Fame/western-electric-recording-090106/ :

True to form, many critics hated the electrical process, claiming it brought out individual instruments, thus destroying acoustic recording’s smooth ensemble sound; other detractors believed that this new technology sounded harsh and unnatural.

http://www.gramophone.net/Issue/Page/October%201925/21/734083/THE+COMING+REVOLUTION

http://www.mainspringpress.com/vic_minicon.html

http://www.charm.rhul.ac.uk/history/p20_4_1.html