Charles Cyroulnik – Beethoven

Charles Cyroulnik violon

Charles Cyroulnik ©musimem

Charles Cyroulnik étudie dans la classe de Jules Boucherit où il obtient un 1er prix en 1939. Le jury est composé de Alfred Brun, Jacques Thibaud, Joseph Bilewski, Roland Charmy, Vincent Candela, Maurice Hewitt, Robert Krettly, René Benedetti.

Le Ménestrel note alors :
« M. Cyroulnick (classe Boucherit, second prix en 1938) a les mêmes qualités que son camarade Schermanski. C’est, lui aussi, un parfait exécutant. Acquis souple, précis, joli son. Dans la Sicilienne fait de ravissantes oppositions de nuances. »

Charles Cyroulnik, Pierre Dervaux, orchestre colonne, 1964 :

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source photo : musinem

Jacques Dejean

Violon solo des orchestres Colonne, Lamoureux et Pasdeloup, membre du quatuor de l’ORTF, Jacques Dejean fut également professeur au Conservatoire. (1919-2013)

portrait-Jacques-Dejean-1949Après des études à Bordeaux, Jacques Dejean entre au Conservatoire dans la classe de Jules Boucherit en 1936. Les relations avec le maître, très autoritaire, ne sont pas toujours faciles. Parmi les nombreux élèves de Boucherit, on peut citer Denise Soriano, Michèle Auclair, Janine Andrade, Devy Erlih, Serge Blanc.
Jacques Dejean travaille également avec André Asselin, l’assistant de Boucherit au Conservatoire. Il obtient son 1er Prix en 1943.

Jacques Dejean obtient le 1er prix du concours Jacques Thibaud en 1942 à Bordeaux. Le jury est composé de Jacques Thibaud, Firmin Touche, Gaston Poulet, André Asselin, Jules Boucherit et Jean Fournier.

Jacques-Dejean-1er-Prix-Thibaud-1942

Firmin Touche, Gaston Poulet, André Asselin, Jules Boucherit, Jean Fournier
Jacques Dejean, Jacques Thibaud

 

Violon solo des orchestres Colonne, Lamoureux et Pasdeloup. Il existe plusieurs enregistrements avec l’orchestre Colonne sous la direction de Pierre Dervaux.

Il rejoint, en 1966, le quatuor de l’ORTF (Jacques Dumont, Jacques Dejean, Marc Carles et Jean Claude Ribeira), le 2d violon ayant précédemment été occupé par Luis Perlemuter.

quatuor-ortf

Jacques Dejean a également enseigné. Il fut professeur de déchiffrage au Conservatoire, de 1973 à 1986. A 90 ans, il recevait encore quelques élèves chez lui (dont l’auteur de ces lignes).

Discographie (partielle) de Jacques Dejean

  • recital-piano-violon-Jacques-Fevrier-Jacques Dejean-(1976)Jacques-Dejean-et-Olivier-CharlierSuite n° 1, Op. 21 du ballet « Chout » (suite bouffonne), Prokokiev – Orchestre philharmonique de Paris, dir. Jasha Horenstein – 1955 [lien]
  • Ave Maria, Gounod – Lily Laskine, harpe
  • Coppélia, Delibes –  Orchestre Colonne, dir. Pierre Dervaux [lien]
  • Danse macabre, Saint-Saëns – orchestre colonne, dir. Pierre Dervaux [lien]
  • Duo extrait des apothéoses de Lulli et Corelli, Couperin – Quatuor Tessier (Jacques Dejean et Georges Tessier, vl.)
  • Concerto en si mineur, Vivaldi – Jean Champeil, Jacques Dabat, Jacques Soulié – Orchestre de chambre, dir. Georges Boueil
  • Nocture, Paray – Henriette Puig-Roget, orgue – 1962 [lien]
  • Andante Religioso, Pennequin, Henriette Puig-Roget, orgue
  • Sonatine pour violon seul, Martinon
  • Berceuse sur le nom de Fauré, Ravel
  • Sonatine en ré majeur, Schubert – John Cobb, piano
  • 3e concerto en sol majeur, Mozart – orchestre Colonne, dir. Richard Blaireau
  • Si petite, Claret – Bayle – Annie Garance, chant – orchestre, Paul Durand [lien]

 

Danse macabre, Jacques Dejean, Colonne, Pierre Dervaux

Si petite – Annie Garance, Paul Durand, Jacques Dejean

Pour l’anecdote, lettre de René Benedetti à Jules Boucherit

Mon cher maître et ami,
la rumeur publique m’apporte les échos du dernier concours où il apparaît que vous vous déclarez insatisfait, et n’hésitez pas à m’attribuer un rôle préjudiciable à vos intérêts et à ceux de vos élèves.
[…]
Ceci posé, il paraît que l’un de vos élèves malchanceux répand le bruit que je suis cause de son échec ! Il s’agit de M. Dejean : cela est grave parce que c’est faux. Je ne puis découvrir le secret du vote, mais ce concurrent a eu des voix pour un second Prix, et je l’ai personnellement très bien noté, principalement pour le Poème de Chausson qu’il a joué à mon avis avec beaucoup de sensibilité.
[…]

Jacques Dejean a bien ri lorsque je lui ai montré cette lettre, et ne s’est jamais plaint de Benedetti.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Dejean
Olivier Charlier
> remerciements pour les photos

Edouard Martin – Google+

Ivry Gitlis, quelques vidéos

Ivry Gitlis a étudié le violon avec Jules Boucherit, Carl Flesch et George Enesco. Il fait parti du cercle fermé de violonistes dont la sonorité est reconnaissable entre toutes : quelques notes suffisent à reconnaître Ivry Gitlis.

Paganini, La Campanella

Saint-Saens Introduction et Rondo Capriccioso

Wieniawski « Capriccio-Valse

Albéniz, Malagueña

Wieniawski Polonaise

Un violon, une valse

Ivry Gitlis – le Violon sans Frontières

Ivry Gitlis and The Great Tradition

Ivry Gitlis sur Enesco

«Je l’ai entendu plusieurs fois jouer les Sonates et Partitas de Bach, les sonates de Brahms. Sa sonorité était très ouverte, même si c’est difficile pour moi de me souvenir exactement. Il était assez virtuose à ses débuts. Quand vous pensez que dans la même période, il y avait aussi Kreisler, Thibaud, Casals. Ces personnes parlaient lorsqu’elles jouaient. »

« ce qu’Enescu m’a appris, c’est de ne pas prendre les choses comme elles sont, ou comme elles semblent être. Quelle est votre ressenti face aux notes que vous voyez? Sinon, c’est juste des notes sur un bout de papier, comme des petites mouches – ça ne veut pas dire une chose. J’aime l’histoire du chef d’orchestre Otto Klemperer: quelqu’un vient vers lui et dit: «Maître, pour moi vous êtes un Dieu, mais pourquoi utilisez-vous une partition lorsque vous dirigez, alors que la plupart des gens ne le font pas? » Klemperer a dit: «J’utilise la musique parce que je sais comment la lire! Peut-être Enescu m’a appris un peu comment lire la musique. »
dans The Strad

Auguste van Biene

1. van Biene en 1896

  • 1849 (Rotterdam) – 1913 (Brighton)
  • élève d’Adrien-François Servais à Bruxelles
  • violoncelliste au Rotterdam Opera House Orchestra
  • musicien de rue à Londres
    il continuera à jouer dehors une fois par an, plus par nécessité mais pour la charité, comme en témoigne la photo 2.
Auguste van Biene

2. A vot' bon coeur

  • violoncelle Grancino (1706)
  • violoncelliste au Covent Garden Opera Orchestra
  • directeur musical, D’Oyly Carte Opera Company (1878-1879)
  • création de la Van Biene Opera Company
  • The Broken Melody (1892)

 

The Broken Melody

(partition, imslp)
The Broken Melody est une pièce de théâtre mettant en scène un violoncelliste, joué par van Biene. La pièce est entrecoupée de morceaux de musique, dont l’une, dans le 2e acte, est éponyme, la partition indiquant même l’endroit où la mélodie est interrompue.
La pièce est un immense succès et sera jouée plus de 6000 fois

broken-melody

Here the Melody is broken

The Broken Melody, avec piano


The Broken Melody, version théâtrale, avec orchestre

© Dr George Kennaway, londoncellos.org

also on Fluff on the Needle for download [flac]

Discographie de van Biene

van Biene interprète

Van Biene, The broken Melody, 9-1-1905
Van Biene, The broken melody, 1907
Van Biene, The broken melody, 6-10-1911
Van Biene, The Master Musician: Excerpt, 11-1-1907
Van Biene/Squire, Shadows of the night, 6-10-1911
Bishop, Home sweet home, 11-1-1907
Hiller, Berceuse, 11-1-1907
Elgar, Salut d’amour, 11-1-1907
Bruch, Kol nidre, 6-10-1911
Bruch, Kol nidre, 1907
Ascher, Alice, where art thou?, 9-1-1905
Ketelby, The phantom melody, 14-2-1912
(établi à partir du Charm ; pas tout à fait exact à mon sens)

The Broken Melody (online)

W. H. Squire, 1928 (youtube)
J. Schwiller, 1910 (youtube) (University of California, Santa Barbara Library)
American Standard Orchestra, 1912 (University of California, Santa Barbara Library)
Rosario Bourdon, 1913 (Victor recordings @ University of California)
John Barbirolli, 1911 (youtube)

Articles

Kennaway GW “The Phenomenon of the Cellist Auguste van Biene: from the Charing Cross Road to Brighton via Broadway”, In: Hewitt M; Cowgill R (eds.) Victorian Soundscapes Revisited. Leeds Centre for Victorian Studies/Leeds University Centre for English Music. 67-82. 2007.

Brenda Neece, in The Strad magazine, October 2001.

http://www.londoncellos.org/?p=1342

http://fluffontheneedle.blogspot.fr/2013/07/victorian-melodramae.html